Que se cache-t-il derrière ce nouveau concept ?
Une jolie invention qui pourrait bientôt se fondre dans le décor de nos villes.

Cet arbre stylisé déploie des ressources électriques incroyables grâce à ses feuilles qui agissent toutes comme des mini-éoliennes. En tournant autour d’un axe, les feuilles produisent de l’énergie. Par son imitation avec la nature, ce procédé prend le nom d’éolien biomimétique.
Pour capter la vitesse du vent dès 7km/h, l’arbre à vent se déploie sur 10 mètres de haut et 8 mètres de large. Avec un total de 63 feuilles (appelées « les aeroleaf »), il peut alimenter par an l’équivalent de 100m2 de bureaux basse consommation, 83% de la consommation d’électricité d’un foyer français (hors chauffage) ou encore un véhicule électrique sur une distance de 16 364 km.

Avec son envergure, l’arbre à vent n’a pas pour ambition de joncher les trottoirs mais de s’implanter le long des bâtiments communaux et dans les zones commerciales comme c’est déjà le cas en Allemagne.

Son atout principal aujourd’hui est son design : il s’éloigne esthétiquement de l’éolienne classique et des préjugés qui en découlent. L’arbre à vent peut donc séduire une nouvelle clientèle. Contrairement aux suppositions, il ne fait aucun bruit et c’est d’ailleurs ce que le fabriquant met en avant « ce qui était bruyant, NewWind l’a rendu silencieux ». Très remarqués à la COP21, ces arbres, subventionnés par la fondation ENGIE, sont en voie de développement certain. Le fabriquant a déjà reçu plus de 1300 demandes à l’issue de la COP21 pour des arbres métalliques dont le prix de vente atteindrait 3000€.

Du 99% made in France

Les feuilles sont fabriquées dans les côtes d’Armor, la structure est confiée à Eiffage, seuls les aimants proviennent de Chine. Les arbres sont ensuite assemblés à Saint-Brieuc, directement à l’usine du fabriquant.

Afin d’optimiser le produit, le fabriquant recherche déjà des solutions pour capter une rotation sur des vents de 5km/h en améliorant ses turbines et ses aimants. Aujourd’hui, l’arbre à vent, avec ses feuilles à 360°, présente déjà l’avantage d’exploiter tous les flux d’air qui les traversent. Les feuilles sont simplement clipsées et peuvent être remplacées facilement sans que la production soit totalement arrêtée.
C’est à Aubervilliers et Velizy-Villacoublay (78) que se sont implantés les premiers arbres à vent. D’autres villes sont en phase de franchir le cap aux côtés de nombreux promoteurs privés pour d’autres projets d’envergure (stade, fondation, héliport, immeubles BEPOS). Personnalisable, il pourra arborer les couleurs d’une marque ou d’une enseigne.