On parle beaucoup de rénovation énergétique, particulièrement en ce mois de novembre, un argument souvent utilisé par les entreprises du bâtiment pour susciter l’engagement les ménages  face aux différentes possibilités d’innovations en matière de baisse des consommations énergétiques. Mais cet argument fait-il vraiment écho dans l’esprit des français ? La rénovation énergétique des bâtiments est un challenge social et environnemental. Pour accompagner cette rénovation énergétique, il faut focaliser la prospection sur les ménages qui sont dans une dynamique positive de travaux et adapter son discours en fonction de ces différents types de ménages.

Quels discours tenir auprès des différents prospects ?

L’amélioration à petits pas

Le profil le plus représenté selon une étude Ademe concerne les populations qui réalisent des travaux petit à petit, étalés dans le temps, sans considération pour l’amélioration énergétique de leur logement. Ceux-là sont 42%, une part de la population qu’il faut éduquer aux solutions qui leur sont adaptées, tant du point de vue financier que du point de vue innovant.

L’entretien courant

L’étude Ademe relève ensuite 24% des ménages qui entreprennent des travaux par contrainte, pour entretenir et réparer leur logement. Cela signifie qu’ils repoussent un maximum leurs travaux, jusqu’à ce que cela devienne une obligation. Ce sont donc des ménages qui ne sont pas dans une dynamique positive de travaux chez eux. L’enjeu est donc de « les amener à réinvestir leur maison comme un lieu de projet », en rappelant que la valeur d’un bien immobilier peut croître ou décroître en fonction de son entretien justement.

L’effet booster des aides financières

Cette catégorie est non seulement friande de rénovation énergétique pour chez elle, mais également réactive aux boosts financiers de l’Etat. La part des ménages de ce type est de 16%, et l’intérêt est de l’inciter à poursuivre cette rénovation énergétique en redoublant d’efforts dans les coups de pouce financiers. Il est par exemple possible de réaliser jusqu’à 70 % d’économie sur le prix de l’isolation de son logement ou sa maison grâce aux diverses aides mises en place par l’Etat.

L’énergie au sein des arbitrages

11% des ménages sont plus aisés que la moyenne et disposent tout au moins d’un certain budget leur permettant au moment de la construction ou de l’emménagement d’intégrer à leur projet des solutions innovantes. Le but ici est de les pousser à choisir les meilleures solutions pour leur logement en vue de créer un impact fort sur le système énergétique de l’habitat. L’argument est l’accroissement de leur confort grâce aux innovations. Rappelons ici que le premier gain en termes de baisse de consommation d’énergie dans l’habitat est l’isolation qui est responsable de 30 % des fuites calorifiques.

La rénovation complète

On parle ici des ménages (6%) qui vont préférer s’installer plutôt en zone rurale dans d’anciennes grandes maisons à rénover. Ils vont parfois mettre quelques années avant d’entrer dans la concrétisation de leur projet. La démarche de travaux est ici positive, il y a une volonté de rénover. C’est un prospect intéressant également, à qui il faut adresser des solutions de rénovation énergétique pour une amélioration efficace de l’habitat (isolation thermique, économies d’énergies…).

Novembre, un mois focus sur la transition énergétique

Depuis le 9 novembre, les annonces et événements battent leur plein sur la scène de la rénovation énergétique, très appuyée par l’Etat. 

Le 9 novembre était promulguée notamment la loi énergie et climat pour limiter les dépenses énergétiques des logements loués. Cela occasionne d’une part des rénovations à la charge du propriétaire, et d’autre part un encadrement et une information plus poussée des locataires.

Outre l’habitat des particuliers, les bâtiments tertiaires sont concernés au premier plan. Nous avons d’ailleurs nous-mêmes assisté à la Conférence sur le Décret Tertiaire lors du Salon des Maires le 20 novembre, où le Ministère de l’Ecologie annonçait sa volonté de « réduire la consommation d’énergie finale du parc tertiaire à -40% d’ici 2030« .

En bref, l’avenir de nos logements se veut ingénieux et durable. Place à l’action !