Nul ne peut produire aujourd’hui, qu’il s’agisse de matériaux ou de biens manufacturés, sans se soucier de l’impact de son activité pour la planète, pour les êtres humains et leur environnement, faune et flore, maintenant et pour demain. Les industriels doivent faire de cet impératif une priorité à travers l’engagement dans l’économie circulaire de leurs principales organisations professionnelles.

De quoi s’agit-il ? « L’économie circulaire s’inspire de la nature dans laquelle rien ne se crée, rien ne se perd et qui ne connaît pas de surconsommation », L’empreinte carbone quant à elle « mesure le volume de dioxyde de carbone (CO2) émis par combustion d’énergies fossiles, par les entreprises ou les êtres vivants », selon le Dictionnaire de l’environnement.

Cela revient à dire que, pour chaque étape du cycle de vie d’un matériau, le taux d’émission de CO2 doit être anticipé, aussi bien lors de la fabrication, du transport, de l’utilisation et du recyclage et que tous les composants du matériau lui-même doivent pouvoir être réemployés, dans la mesure du possible. La question des déchets lors de la démolition d’un ouvrage doit aussi être prise en compte : plusieurs solutions devront être envisagées, le réemploi sur place, permettant par la même occasion de réduire les transports, donc le bilan carbone, ou le recyclage ailleurs et/ou pour d’autres usages des matières restantes.

Rien ne saurait donc échapper à la logique du philosophe Anaxagore, qui affirmait bien avant notre Lavoisier national : « rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau ».